L’Hypnose
- Sommaire
Définitions de l’Hypnose
Quatre formes d’Hypnose
Histoire & Avenir de l’Hypnose
Milton Erickson
Hypnose Humaniste
Questions et réponses sur l’Hypnose
DÉFINITIONS
DE L’HYPNOSE
« L’hypnose, c’est une relation pleine de vie qui a lieu dans une personne
et qui est suscitée par la chaleur d’une autre personne » – Erickson
Le terme “hypnose” désigne à la fois un état particulier de conscience et l’ensemble des techniques utilisées pour parvenir à cet état de conscience. Afin de ne pas confondre les deux désignations, il est de coutume de laisser le terme en minuscule pour parler de l’état de conscience (“hypnose”) et de mettre une majuscule au mot lorsqu’on parle de la technique (“Hypnose”).
Vous trouverez ci-dessous notre définition de ce qu’est l’hypnose, plus quelques autres versions “officielles”, ainsi que la classification des 4 formes courantes d’Hypnose : l’Hypnose classique (ou “traditionnelle”), l’Hypnose Ericksonienne, la Nouvelle Hypnose et l’Hypnose Humaniste.
Définitions de l’hypnose
Ce qu’en dit le dictionnaire Larousse (2000) 1- État de conscience particulier, entre la veille et le sommeil, provoqué par la suggestion. 2- Ensemble des techniques permettant de provoquer un état d’hypnose, utilisées notamment au cours de certaines psychothérapies.
Pour Milton Erickson (1980) Un état de conscience dans lequel vous présentez à votre sujet une communication, avec une compréhension et des idées, pour lui permettre d’utiliser cette compréhension et ces idées à l’intérieur de son propre répertoire d’apprentissages.
Pour Daniel Araoz (1982) Un état dans lequel les facettes mentales critiques sont temporairement suspendues, et où la personne utilise principalement l’imagination ou les processus de pensées primaires. Le niveau d’hypnose, sa “profondeur”, dépend du degré d’implication imaginaire.
Pour André Weitzenhoffer (1988) Précisons que les états de transe seraient un sous-groupe des EMC ; les états hypnotiques étant eux-mêmes un sous-groupe des états de transe.
Pour Jean Godin (1991) C’est un mode de fonctionnement psychologique dans lequel un sujet, grâce à l’intervention d’une autre personne, parvient à faire abstraction de la réalité environnante, tout en restant en relation avec l’accompagnateur. Ce ” débranchement de la réaction d’orientation à la réalité extérieure”, qui suppose un certain lâcher-prise, équivaut à une façon originale de fonctionner à laquelle on se réfère comme à un état. Ce mode de fonctionnement particulier fait apparaître des possibilités nouvelles : par exemple des possibilités supplémentaires d’action de l’esprit sur le corps, ou de travail psychologique à un niveau inconscient.
Pour Léon Chertok (1979) L’état hypnotique apparaît donc comme un état de conscience modifié, à la faveur duquel l’opérateur peut provoquer des distorsions au niveau de la volition, de la mémoire et des perceptions sensorielles - en l’occurrence dans le traitement des informations algogènes (de la douleur).
Pour Michel Kérouac (1996) Un état et/ou un processus de conscience modifiée, produit par une induction directe, indirecte ou contextuelle, ressemblant parfois au sommeil, mais physiologiquement distinct, caractérisé par une élévation de la suggestibilité et qui produit à son tour certains phénomènes sensoriels et perceptuels. Cet état, que certains auteurs appellent “la transe”, est un état naturel que l’on peut vivre tous les jours : lorsqu’on rêve éveillé, lorsqu’on regarde un feu attentivement, lorsqu’on perd temporairement la notion du temps au volant d’une voiture ou, tout simplement, lorsqu’on est “dans la lune”.
Pour Olivier Lockert (2001) : c’est un État Modifié de Conscience (EMC) naturel, connu depuis que l’être humain existe ; la “conscience” (ou le “conscient”) dont il est question est fait de la perception ordinaire que nous avons du monde, selon nos 5 sens. Les techniques utilisées pour atteindre les états modifiés de conscience sont multiples et choisies en fonction de l’objectif global à atteindre.
La British Medical Association (1955) Un état passager d’attention modifiée chez le sujet, état qui peut être produit par une autre personne et dans lequel divers phénomènes peuvent apparaître spontanément, ou en réponse à des stimuli verbaux ou autres. Ces phénomènes comprennent un changement dans la conscience et la mémoire, une susceptibilité accrue à la suggestion et l’apparition chez le sujet de réponses et d’idées qui ne lui sont pas familières dans son état d’esprit habituel. En outre, des phénomènes comme l’anesthésie, la paralysie, la rigidité musculaire et des modifications vasomotrices, peuvent être dans l’état hypnotique produits et supprimés.
L’Encyclopédie médicale de Russie (1982) État artificiel particulier de l’homme, produit par la suggestion, qui se distingue par une sélectivité particulière des réactions et se manifeste par une augmentation de la réceptivité à l’action psychologique de l’hypnotiseur et la diminution de la sensibilité aux autres influences.
L’Encyclopaedia Britannica (1999, Erickson en avait fait la première définition) Un état psychologique spécial avec certains attributs physiologiques, ressemblant superficiellement au sommeil et indiqué par un fonctionnement de l’individu à un niveau de conscience autre que l’état conscient ordinaire. Cet état se caractérise par un degré de réceptivité et de réponse accrus dans lequel il est donné autant de signification aux perceptions empiriques intérieures qu’il en est généralement donné à la seule réalité externe.
Ce qu’en disent Laurence et Perry (1988) L’hypnose, comme Bernheim l’a dit, n’existe pas. Ce qui existe, c’est l’interaction entre un contexte donné et l’aptitude du sujet à ce contexte.
Enfin, ce qu’en dit Bernheim (1886) : “La seule chose certaine, c’est qu’il existe chez les sujets hypnotisés ou impressionnables à la suggestion une aptitude particulière à transformer l’idée reçue en acte.
A l’état normal, toute idée formulée est discutée par le cerveau qui ne l’accepte que sous bénéfice d’inventaire; perçue par les centres corticaux, l’impression se propage, pour ainsi dire, aux cellules des circonvolutions voisines; leur activité propre est mise en jeu; les diverses facultés dévolues à la substance grise de l’encéphale interviennent; l’impression est élaborée, contrôlée, analysée par un travail cérébral complexe qui aboutit à son acceptation ou à sa neutralisation; l’organe psychique oppose, s’il y a lieu, son veto a l’injonction.
Chez l’hypnotisé, au contraire, la transformation de l’idée en acte, sensation, mouvement ou image, se fait si vite, si activement, que le contrôle intellectuel n’a pas le temps de se produire; quand l’organe psychique intervient, c’est un fait accompli qu’il enregistre souvent avec surprise, qu’il confirme par cela même qu’il en constate la réalité, et son intervention ne peut plus l’empêcher. Si je dis à l’hypnotisé : “Votre main reste fermée”, le cerveau réalise l’idée, dès que formulée. Du centre cortical ou cette idée introduite par le nerf auditif est perçue, un réflexe se produit immédiatement vers le centre moteur correspondant aux origines centrales des nerfs fléchisseurs de la main; la flexion en contracture est réalisée.
Il y a donc exaltation de l’excitabilité réflexe idéomotrice qui fait la transformation inconsciente, à l’insu de la volonté, de l’idée en mouvement.
Il en est de même si je dis à l’hypnotisé : ” Vous sentez un chatouillement dans le nez. ” L’idée introduite par l’ouïe est réfléchie sur le centre de sensibilité olfactive où elle réveille I’image sensitive mémorielle du picotement nasal, telle que les impressions antérieures l’ont créée et laissée comme empreinte latente; cette sensation mémorielle ainsi revivifiée peut être assez intense pour déterminer l’acte réflexe de l’éternuement. Il y a donc aussi exaltation de l’excitabilité réflexe idéosensitive ou idéosensorielle, qui fait la transformation inconsciente de l’idée en sensation ou image sensitive. Les images visuelles, acoustiques, gustatives, succèdent de même à l’idée suggérée.
Le mécanisme de la suggestion, en général, peut donc se résumer dans la formule suivante : accroissement de l’excitabilité réflexe idéomotrice, idéosensitive, idéosensorielle.”
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Vous retiendrez de la définition d’André Weitzenhoffer que l’hypnose fait partie des états de transe, qui font eux-mêmes partie des états modifiés de conscience. Donc, il y a de multiples façons de vivre un état “non-ordinaire” de conscience ! Et il n’est pas indiqué de technique particulière : il est très possible d’entrer en transe au cinéma, en étant amoureux comme pendant une cérémonie vaudou ou une techno-party… ou tout tranquillement, en faisant de la “sophrologie” ou de la “méditation”.
L’application pratique qui en découle est que vous pourrez aider une personne à découvrir un EMC de deux manières principales :
1- par l’hyperactivité du corps et/ou de l’esprit (saturation physico-psychique)
2- par l’hypoactivité du corps et/ou de l’esprit (isolation psychosensorielle).
On ajoutera à cela une dernière différenciation : trois des quatre formes d’hypnose existantes agissent par effet de “dissociation”, en accentuant la cassure naturelle entre le conscient (notre perception habituelle) et l’Inconscient, et une seule forme agit par effet “d’association”, l’Hypnose Humaniste, en faisant en sorte de réunifier la personne en elle-même.
Quatre formes d’Hypnose
Toutes les techniques d’Hypnose visent à produire un état modifié de conscience chez la personne, les différences sont dans les manières d’arriver à ce but , dans l’esprit avec lequel est faite l’intervention hypnotique et dans l’objectif global visé de cette intervention.
Bien que l’utilisation des états modifiés de conscience date des premiers âges de l’homme, nous situerons les formes d’Hypnose à partir de la vulgarisation du terme “hypnose” (James Braid, 1841, publié pour la première fois en 1843) et des premières structures d’utilisation médicale et psychothérapeutique occidentalisées.
L’Hypnose Classique et semi-traditionnelle
C’est la première manière de pratiquer l’Hypnose et la plus simple. Elle se caractérise par l’aspect autoritaire et très directif de l’hypnotiseur. C’est une Hypnose utilisée surtout dans ses applications médicales ou psychosomatiques, parfois analytiques, et aussi celle que l’on voit dans les spectacles de music-hall.
Attention d’ailleurs à ne pas mélanger l’outil et l’utilisation : ce n’est pas parce que l’Hypnose Classique est utilisée en spectacle qu’elle ne vaut que pour le spectacle : l’Hypnose Classique existe depuis près de deux siècles et possède plus de techniques que toutes les autres formes d’Hypnose, et tout bon praticien de l’Hypnose devrait au moins en connaître les bases.
Malgré cela, les praticiens hypnothérapeutes modernes ne pratiquent plus guère ce type d’Hypnose. On lui préfère habituellement sa version semi-traditionnelle (Weitzenhoffer, 1989) : toujours directive, mais non dominante et utilisant quelques-uns des outils de l’Hypnose Ericksonienne.
L’Hypnose Ericksonienne
Techniquement beaucoup plus complexe que l’Hypnose Classique, cette forme tire son nom du psychiatre américain Milton Erickson (1901-1980). Elle est l’aboutissement technique de l’art du langage utilisé en Hypnose, l’avènement de la Communication multi-niveaux, en même temps qu’une approche stratégique de la thérapie qui a transfiguré la pratique moderne de la plupart des psychothérapies.
On dit que le seul véritable éricksonien était Milton Erickson, ce qui est probablement vrai. Bien qu’il reste des puristes essayant d’imiter avec plus ou moins de succès le « maître », chacun des élèves d’Erickson a créé sa propre manière d’utiliser les outils éricksoniens : Palo Alto et la systémique, Jay Haley et la thérapie familiale ou ordalique, Daniel Araoz, David Calof, William O’Hanlon et la Nouvelle Hypnose, etc.
La Nouvelle Hypnose
Erickson n’était plus dominant, mais encore très directif – c’est lui qui choisissait le but et les étapes de la thérapie, il aimait décider et obtenir, quoi qu’en pense la personne. C’est ce qui a fait de lui un “thérapeute hors du commun” en lui faisant développer des outils d’influence capables de contrer toutes formes de résistance. Toutefois, ceci n’est plus une chose que les praticiens modernes apprécient, notre époque étant plus à la libre décision de chacun et à la compréhension du sens de notre vie. De plus, Milton Erickson pratiquait une hypnose “médicale”, dans l’esprit, c’est-à-dire qu’il réparait ce qui était cassé (santé), sans autre optique de qualité de vie et encore moins de développement personnel. C’était un “thérapeute”, qui ne s’occupait donc pas de psychologie profonde, de connaissance de soi, de qualité de vie ou du sens que l’on peut donner à l’existence.
La Nouvelle Hypnose (Araoz, 1979) est le résultat d’une mutation, conservant les outils les plus doux offerts par Erickson, les faisant souvent considérablement évoluer (cf. la technique du “saupoudrage”) et ajoutant des techniques inédites (synchro, VAKOG, métaphores, structures PNL, etc.) dans un esprit de Développement personnel dont nous ne saurions nous passer de nos jours. C’est « l’Hypnose pour Soi ».
L’Hypnose Humaniste
Evolution de l’Hypnose telle qu’elle est pratiquée dans ses premières formes (Lockert, 2001), l’Hypnose Humaniste revient aux sources des premiers thérapeutes millénaires, en même temps qu’elle utilise les connaissances modernes sur la physique, le cerveau et l’esprit. L’Hypnose Humaniste offre une cosmologie complète, qui dépasse le cadre de la simple psychologie, et permet à l’hypnothérapeute humaniste de traiter les troubles psychologiques et physiologiques autrement hors du domaine de l’Hypnose.
Grâce à sa technicité très spécifique (puisque les inductions hypnotiques y sont “inversées” – dites “en ouverture”), l’Hypnose Humaniste est directe et non-camouflée (aucune suggestions à l’Inconscient, aucune manipulation subliminale de la part du thérapeute), tout en ayant un niveau technique élevé, dans un esprit moderne qui reflète la vision de la Nouvelle Hypnose…
L’Hypnose Humaniste comble ainsi la cassure originelle entre le conscient et l’Inconscient et cherche à réunifier la personne en elle-même, l’aider à devenir Un-Consciente, au moins le temps du travail thérapeutique. Cela permet un travail “en Conscience” sur les blessures inconscientes – où le thérapeute n’est plus qu’un guide, permettant à la personne de comprendre, guérir et grandir.
L’Hypnose Humaniste possède donc un modèle philosophique de compréhension des troubles humains (proche de la vision jungienne), les moyens d’y remédier et toutes les techniques nécessaires à cela. Elle propose également une véritable façon de vivre qui la font dépasser du cadre strict des approches thérapeutiques.
Par son acceptation du Spirituel et sa préoccupation du système dans lequel nous vivons (écologie), l’Hypnose Humaniste est « l’Hypnose pour Nous » [voir aussi ici].
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Finalement, personne ne sait vraiment ce qu’est l’hypnose. Nous connaissons le phénomène, nous savons depuis bien longtemps l’utiliser, sous diverses formes, nous commençons même à comprendre comment les mots peuvent agir sur le corps et l’esprit… mais pourquoi l’hypnose existe-t-elle, qu’elle est sa fonction originelle prévue dans l’être humain, et qu’est-elle vraiment ?… Si l’on reste dans le champ de la Psychologie officielle, personne ne le sait. Il faut passer dans le domaine de l’Hypnose Humaniste pour avoir un début de réponse [lire ici]…
HISTOIRE & AVENIR DE L’HYPNOSE
« Il n’y a pas à ce jour de substitut à l’hypnose » – Sigmund Freud, 1937
Vous ne trouverez pas ici un historique complet de l’Hypnose sous ses différentes formes depuis son apparition dans l’Histoire humaine. Primo, ce serait quasi impossible : l’Hypnose, sous une forme ou une autre, est là depuis toujours… Secundo, les théories ne servent pas la pratique. Une vingtaine de dates vous fourniront donc un repère utile et suffisant.
Quelques dates…
- Premières traces : il y a déjà plus de 6000 ans, en Mésopotamie, où les sumériens pratiquaient déjà l’accompagnement en paroles. Un manuscrit cunéiforme décrit des guérisons obtenues grâce aux Etats Modifiés de Conscience. Les 3 états de transe hypnotiques (re)découverts au 19ème siècles par Charcot y sont même déjà expliqués !
- Il y a 3000 ans, en Égypte sous Ramsès II, 20ème dynastie… Nous avons la description d’une séance “d’hypnose”, sur une stèle découverte par Musès en 1972.
- Puis à travers les siècles en Grèce : Socrate, et le “terpnos logos“. Il se décrit lui-même comme “accoucheur d’âmes“. Ou encore un de ses contemporains, Antiphon d’Athènes, dont le frontispice de sa maison annonce qu’il a le pouvoir de “guérir avec les mots“. En Europe, druides et prêtres, et jusqu’au fond de l’Afrique, de l’Amérique, de l’Australie et sur la Banquise (sorciers, chamans…) partout on retrouve des coutumes de soins et des rituels qui incorporent certains éléments de notre hypnose thérapeutique moderne….
- Au IIIème siècle, encore en Egypte, un manuscrit (traduit et publié par Emil Brugsch en 1893) relate l’existence de “temples du sommeil” où les gens sont mystérieusement soignés… Les prêtes de ces temples parlaient à l’oreille de leurs patients assoupis, leur offrant de “douces paroles guérissantes”.
- 1529, Paracelse, célèbre médecin et alchimiste suisse, livre les premières données scientifiques (pour son époque) sur le “magnétisme animal”, tel que l’appellera Mesmer.
- 1750, le père Johann Joseph Gassner est considéré comme le précurseur de la thérapie avec son exorcimus probativus, assez proche de plusieurs pratiques thérapeutiques reconnues actuelles.
- 1766, le docteur Franz Anton Mesmer, disciple spirituel de Paracelse, inspiré par sa pratique et ses écrits devient le premier “psychothérapeute” des temps modernes avec le “Magnétisme Animal” (qui, entre nous, n’a plus grand-chose en commun avec la pratique de l’Hypnose moderne, éricksonienne). Malgré ses détracteurs de l’époque, il triomphe dans tous les royaumes civilisés… jusqu’en :
- 1784, Chastenet de Puységur, disciple de Mesmer, découvre par hasard la transe somnambulique en magnétisant un jeune berger (l’hypnose comme un “état” plutôt que résultat d’une action extérieure). Et l’Abbé de Faria, moine portugais célèbre pour son apparition dans le Comte de Monte-Cristo, de Dumas, donne ses démonstrations dans tout Paris et pose les premiers fondements de ce qui deviendra “l’École de Nancy” en insistant sur la prépondérance de la suggestion. C’est la naissance du “sommeil lucide”, qui deviendra l’hypnose.
La même année, Louis XVI ordonne une enquête sur l’existence du magnétisme animal. Une commission siégera, où l’on retrouve Benjamin Franklin, Lavoisier, Jussieu… Son rapport final, établi sur l’étude des pratiques d’élèves de Mesmer (et non de Mesmer lui-même) sera négatif quant à l’existence du magnétisme animal, mais positif quant aux résultats produits. Ce qui ne fait guère avancer la recherche.
Le contexte puritain de l’époque, effrayé de la proximité thérapeute/patient, redoute d’éventuels travers “sexuel” des mesmériens… Le discrédit qui s’en suit signera la fin ponctuelle de l’âge d’or du mesmérisme
- 1824, quarante ans plus tard, Deleuze codifie la pratique du magnétisme et le propulse à nouveau au premier rang des thérapies de l’époque. Partout en Europe, dans les cours royales et impériales, on soigne par mesmérisme.
- 1829, Jules Cloquet réussie la première ablation d’un sein sous hypnose (pour un cancer, en fait il s’agissait d’une technique à base de magnétisme animal, le mot “hypnose” n’ayant pas encore été inventé).
- 1837, le rapport Husson réhabilite le “magnétisme” de Mesmer. Toutefois, il ne sera pas publié, par crainte du ridicule… Comment expliquer l’existence de quelque chose que l’on ne peut quantifier ?
- 1841, James Braid, chirurgien écossais, découvre les techniques du magnétisme animal lors d’une démonstration donnée par le célèbre magnétiseur français Lafontaine. Il posera les bases scientifiques de ce qu’il nommera : “Hypnose” (1843). L’hypnose étant officiellement née, il crée dans la foulée la notion de monoïdéisme : selon Braid la transe hypnotique survient lorsque le patient est concentré sur une seule et unique idée. La théorie du magnétisme, trop impalpable, tend à être remplacée par l’idée d’une relation patient/thérapeute. De nombreux professionnels de Santé se lancent dans l’aventure…
A la même période : John Elliotson, professeur de Chirurgie, introduit l’utilisation de l’hypnose en hôpital pour les anesthésies. Le docteur Parker (Mesmeric Hospital, Dublin) publie le compte rendu de 200 interventions sous hypnose, dont une amputation indolore ; et James Esdaille, chirurgien lui aussi écossais, exerçant à Calcutta, rapporte plus de 2000 interventions, dont 315 majeures réalisées sous “anesthésie mesmérienne”… C’est au tour de l’Hypnose d’avoir son âge d’or… jusqu’en 1846, avec l’invention du chloroforme, qui supplantera l’hypnose pour les anesthésies !… C’est la fin (pour un temps) de l’Hypnose clinique.
Pendant ce temps, aux États-Unis se créée la “Société du Magnétisme”, à la Nouvelle Orléans, avec Morton Prince (personnalités multiples) et surtout Benjamin Rush, père de la psychiatrie américaine.
- 1866, Ambroise-Auguste Liébault, médecin de campagne et hypnothérapeute de longue date, convainc le professeur Hippolyte Bernheim de l’importance de l’Hypnose et en particulier de la suggestion verbale (aspect inédit à l’époque). C’est le début de l’École de Nancy.
- 1878, Jean-Martin Charcot, titulaire de la première chaire de neurologie, ayant découvert l’Hypnose lors d’un spectacle du fameux Donato (Baron d’Hont, Belgique), créée dans le monde fonde l’École de la Salpêtrière : l’Hypnose comme état pathologique rattaché à l’hystérie ! Et pour cause, dans le service où Charcot travaillait, il ne voyait que des personnes souffrant d’hystérie et ne faisait donc ses expérimentations que sur elles… De plus, Charcot n’a jamais fait lui-même une induction hypnotique : ses étudiants ou des hypnotiseurs de spectacle comme Donato s’en chargeaient, souvent avec des moyens assez barbares (inductions mécaniques, par flashs visuels, frayeur ou injection chimique)… De là à arriver à des conclusions erronées, il n’y a qu’un pas… Mais sa position, vieille de plus d’un siècle, subsiste dans les esprits de bon nombre de médecins actuels. Bref, à l’époque, c’est le début de la fameuse bataille d’écoles la Salpêtrière-Nancy : “état pathologique” décrit par une autorité médicale de l’époque, contre “état naturel” décrit par la très avancée école de Nancy… La-dite bataille ne s’est terminée qu’un siècle plus tard : la Science tranchera en faveur de Bernheim (zones cérébrales dédiées aux Etats Modifiés de Conscience, naturellement présentes chez chacun, découvertes par une équipe de chercheurs français)…
- 1885, Sigmund Freud, est passionné d’Hypnose. Il se convainc de la réalité du phénomène hypnotique lors d’un spectacle d’hypnose de Hansen (Danemark). Âgé de 29 ans, il a déjà traduit en allemand les livres de Bernheim et effectue un stage à la Salpêtrière pendant quatre mois, auprès de Charcot. Auteur avec le Dr Breuer d’un livre sur l’Hypnose, il fonde sa compréhension, révolutionnaire pour l’époque, des processus psychiques (notion d’Inconscient). Il achèvera sa formation en Hypnose à Nancy avec Bernheim, en 1889, mais ne maîtrisera jamais vraiment la technique, qu’il abandonnera (à l’époque trop autoritaire, et ne correspondant plus à ses recherches). Toutefois, il enverra toute sa vie les patients ayant besoin d’une thérapie plus que d’une analyse à ses collègues hypnothérapeutes ! (cf. lettre de Freud datant de 1937)
-1889, se tient à Paris (à l’Hôtel Dieu) le 1er Congrès International de l’Hypnotisme expérimental et thérapeutique, avec la participation des plus grands noms de l’époque : Liébault, Bernheim, Charcot, Janet (le père de la Psychologie clinique), Richet, Freud, Babinski, William James (père de la Psychologie américaine), etc.
-1891, nous voilà en Russie : A.A. Tokarski, mondialement connu pour ses travaux sur la mémoire, inaugure le premier “Cours d’Hypnose et de Psychologie physiologique” à l’université de Moscou. un peu plus tard, Ivan Petrovitch Pavlov, à travers son étude du système nerveux supérieur, élabore la théorie neurophysiologique de l’Hypnose, considérée comme un tournant décisif. L’Hypnose serait-elle finalement un état physiologique ?…
En France, le professeur Bernheim familiarise le terme de “Psychothérapie” afin de désigner l’utilisation de l’Hypnose pour les soins psychologiques.
- 1900, en France, Émile Coué, simple pharmacien nancéen, après avoir appris les techniques de l’hypnose auprès de Liébault (importance de la suggestion), répand sa désormais célèbre “Méthode Coué” de par le monde : Paris, Bruxelles, Londres, puis les USA où il est accueilli sur la Cinquième Avenue avec les fastes d’un dirigeant d’État !
- 1919, l’hypnose est passée de “mode”… Pierre Janet poursuit seul en France ses travaux sur le phénomène hypnotique. Il découvre le phénomène de la régression hypnotique, qu’il utilise à visée cathartique. Il aide ainsi Sigmund Freud à mettre au point le principe d’Association Libre.
A la même période, K.M. Bykov, élève de Pavlov, jette les bases de la médecine psychosomatique et démontre que toute une série d’affections comme l’ulcère à l’estomac, l’hypertension artérielle, l’asthme, etc… peuvent être déclenchée par des perturbations de l’activité nerveuse supérieure.
- Aux Etats-Unis, le psychologue Clark L. Hull, professeur et mentor de Milton Erickson, mène de nombreuses expériences sur l’Hypnose, qu’il décrit comme une partie tout à fait normale de la psyché humaine. Pour Hull, la transe hypnotique est un élément naturel de la conscience, comme les rêves (à l’état éveillé ou endormi). Erickson se détacha de son maître à penser pour fonder une hypnose plus douce et plus moderne.
- 1957, toujours en Russie, K.I. Platonov analyse l’importance considérable des mots chez les sujets en état hypnotique comme en état de veille “normal”. Une expérience sidérante montre qu’il est possible d’accélérer la coagulation du sang et la cicatrisation d’une plaie ouverte, chez un sujet en transe hypnotique, au son d’un métronome. Ensuite, le seul son du métronome -hors hypnose- suffit à faire coaguler le sang. Et bientôt, on se rend compte que le mot “métronome” a le même effet ! Le cerveau humain est donc capable de se servir d’abstraction pour modifier son équilibre.
Avec Velvoski et Nikolaïev, Platonov met aussi au point la méthode d’accouchement dite “psychoprophylactique” (sans douleur). Et pendant ce temps, J.H. Schultz élabore en Allemagne son “Training autogène”, inspiré des anciennes techniques d’hypnose d’Oskar Vogt (1900).
Aux États-Unis, les travaux géniaux de Milton Hyland Erickson, psychiatre américain né en 1901, bouleversent les conceptions de l’Hypnose et de la Thérapie en général. Bateson, Watzlawick, Weakland et Haley, membres de la fameuse École de Palo Alto, le considèrent comme le “ père de la Communication moderne “. L’Hypnose Ericksonienne est née (1937) et va grandir grâce aux élèves d’Erickson tels de Jay Haley, Jeffrey Zeig ou Ernest Lawrence Rossi, qui va s’intéresser à ses fondements psychobiologiques. La pratique de Milton Erickson sera également aux origines de la Programmation Neuro-Linguistique (PNL) de Richard Bandler et John Grinder, dans le milieu des années 1970.
- 1971, Léon Chertok, psychiatre et psychanalyste français, qui s’est battu des années durant pour la reconnaissance de l’Hypnose thérapeutique, inaugure à Paris le Laboratoire d’Hypnose Expérimentale
- 1979, Daniel L. Araoz, célèbre sexologue et hypnothérapeute, baptise “Nouvelle Hypnose” l’utilisation moderne des techniques d’Erickson, débarrassées de leurs aspects parfois manipulateurs ou brutaux. Les techniques d’Hypnothérapie deviennent de plus en plus sophistiquées. A la même époque, des gens comme les docteurs Malarewicz et Godin, et surtout Alain Cayrol – qui fut le premier Enseignant français certifié en Hypnose Ericksonienne et en PNL avec l’appui de Jeffrey Zeig, Richard Bandler et John Grinder – importent cette “Nouvelle Hypnose” en France.
- 2001, Olivier Lockert, président de l’Institut Français d’Hypnose Ericksonienne présente dans le livre “Hypnose” l’utilisation des outils de l’Hypnose thérapeutique dans un esprit résolument humaniste. Les ouvrages qui suivront (Créateurs de Réalité, HypnoPoches, etc.) continueront de présenter ce qu’il convient désormais d’appeler “Hypnose Humaniste“, une façon totalement nouvelle de pratiquer l’hypnose, aux structures inversées par rapport aux formes précédentes d’Hypnose, qui permet de soigner les blessures inconscientes par davantage de Conscience.
L’Hypnose Humaniste utilise donc l’état hypnotique pour atteindre notre Conscience majuscule et changer “en conscience”. Basée sur une philosophie globale de vie et la compréhension des croyances qui génèrent notre perception de la vie, l’Hypnose Humaniste a aussi pour but d’aider la personne à retrouver l’Unité, tant au niveau personnel que humain.
MILTON ERICKSON
« Milton Erickson fut le plus grand hypnotiseur de tous les temps » – Chertok
Milton Hyland Erickson (1901-1980), psychiatre et psychothérapeute américain, a personnellement souffert de diverses maladies et problèmes physiques : il était très handicapé du côté droit, souffrait de dyslexique, ne pouvait percevoir les rythmes et la hauteur des sons, il ne voyait vraiment bien que la couleur violette, qu’il adorait et utilisait beaucoup, etc… Une vie de souffrance et de combat contre la maladie a sans aucun doute participé à forger sa personnalité obstinée, inventive, et probablement -paradoxalement- à lui donner un grand sens de l’humour.
A l’âge de 17 ans, il est donc frappé par la poliomyélite. Furieux d’avoir entendu le médecin annoncer à sa mère que son fils mourrait sans doute avant le lever du jour, il mobilise toutes ses ressources et réussi à survivre jusqu’à l’aurore… Toutefois, aux premiers rayons de soleil, il sombre dans un profond coma, trois jours et trois nuits durant, qui le laissera entièrement paralysé. Il “profitera” de cette immobilité forcée pour aiguiser un sens de l’observation déjà développé.
La légende raconte qu’un jour, alors qu’il avait été mis à reposer sur le rocking-chair habituel, face à la fenêtre, il fut pris d’une si grande envie de pouvoir revoir les travaux de la ferme familiale que son fauteuil finit par se mettre à basculer !… Surpris et sans doute plein d’espoir, il se mit à travailler sur cet effet de l’imagination qui avait bel et bien réussi à faire bouger son corps paralysé. Milton Erickson venait de redécouvrir l’activation idéomotrice de l’Hypnose de Bernheim.
Un an plus tard, grâce aussi aux efforts constants de rééducation de son infirmière, le jeune Erickson était debout !
Six mois après, il partait seul en randonnée, en canoë, afin de prouver à ses parents sa Santé retrouvée.
Erickson, jeune médecin, étudie d’abord l’Hypnose classique, qui le déçoit par son manque d’adaptabilité. Il met alors en place sa propre “façon de faire”, loin des inductions ritualisées et autoritaires de l’époque. Il travaille d’arrache-pied, embauchant tôt le matin, finissant tard dans la nuit après avoir passé un moment avec sa femme… à épurer les notes de ses consultations de la journée ! Erickson voulait extraire de chaque phrase, de chaque mot, l’essence active, la puissance de Changement… et purger l’inutile !… Il trouva tout de même le temps de faire huit enfants : trois avec sa première femme (dont Carol, sa fille aînée) et cinq avec sa seconde femme.
Dans le milieu des années 1950, Milton Erickson dû prouver sa compétence éthique et scientifique devant le “Conseil de l’Ordre des Médecins” de l’époque, qui trouvait étrange sa pratique et voulait le radier !… Comme quoi… Erickson fit ses preuves et sortit victorieux de cette confrontation (comme Freud, à son époque).
A l’âge de 50 ans, la poliomyélite frappe à nouveau Erickson, ce qui est quand même aussi un phénomène peu courant et qui a participé à sa “légende”… car il s’en guéri à nouveau ! Milton Erickson gardera toutefois les séquelles de cette deuxième crise jusqu’à la fin de ses jours : il soufrait beaucoup et mettait une heure, tous les matins, à diminuer un peu ses douleurs… A la fin de sa vie, il ne se levait plus que pour passer de son fauteuil roulant à son bureau, son bras droit était presque complètement invalide, son dos le faisant énormément souffrir, son corps balançait de gauche et de droite spontanément et il avait de la peine à parler, ce qui lui donnait cette voix grave et rocailleuse si particulière.
D’un naturel joueur et curieux de la vie, Erickson utilisait son corps et ses différences. Il prenait plaisir à plaisanter avec ses patients, à expérimenter avec eux de nouvelles approches. Margaret Mead, femme de Gregory Bateson, tous les deux proches amis de la famille Erickson, affirme n’avoir jamais vu Milton Erickson utiliser deux fois la même technique sur deux cas pourtant d’apparences semblables… Et il aurait vu quelques trente mille patients dans sa carrière – ce qui est dans la norme pour un psychothérapeute actif.
Aujourd’hui la pratique de l’Hypnose Thérapeutique a considérablement évolué, avec la Nouvelle Hypnose et l’Hypnose Humaniste. On gardera de Milton H. Erickson la mémoire d’un pionnier, d’un découvreur sans qui rien n’aurait été possible, doué du caractère et de la même ténacité qu’un Fernand de Magellan de l’Esprit. Comme ce dernier, ce sont ses élèves et amis, Jay Haley, Ernest Rossi, Jeffrey Zeig et tant d’autres, qui ont fait connaître son œuvre et l’ont fait grandir…
Le Chemin est désormais ouvert. Et il n’attend que vous !
HYPNOSE HUMANISTE
Définition de l’Hypnose Humaniste
Nous appelons “Hypnose Humaniste” l’utilisation de formes spécifiques de communications hypnotiques dites “en ouverture”, dans un esprit global et transpersonnel d’Evolution Humaine. La Conscience (et non plus l’Inconscient) constitue son axe de changement.
L’Hypnose Humaniste :
- agit au niveau de la Conscience majuscule, et non plus seulement de l’Inconscient. En ce sens, elle se place à l’opposé exact de toutes les autres formes d’hypnose, ainsi que de la plupart des formes de psychothérapie. Sa différence n’est donc pas seulement dans la technique, mais aussi dans les principes, idées et présupposés qui guident l’intervention de changement.
- prend la suite des approches hypnotiques existantes :
- se propose de “déshypnotiser” la personne, de lui apporter plus de conscience de vivre ; au lieu d’endormir la personne, elle l’éveille, l’aide à devenir “Un-Consciente“, avec la compréhension du sens et du but de son existence.
- prend en compte l’intégralité de la personne : physique (corps), émotionnelle (coeur), spirituelle (âme et esprit)…
- entre dans le champ des approches transpersonnelles, en cela qu’elle s’occupe de la personne et aussi de sa place dans la société humaine et du rôle qu’elle peut y tenir.
- a une composante initiatique certaine [lire "Core Gem"].
- travaille autant avec la réalité concrète que le monde subtil (énergie, morphogénétique, rêves, etc.).
- accepte et utilise toutes formes de croyances en la vie. “Tout ce qui peut être imaginé est réel” disait Picasso. Sont issues de cela les techniques de changement instantané du “Core Gem” (Thérapie Symbolique).
- est une approche libre (non réservée au monde professionnel, médical ou autre), à laquelle chacun peut accéder, pour soi, sa famille et aider son prochain. C’est le principe de “passer le relais“, une entraide quotidienne, possiblement exponentielle. En cela, l’Hypnose Humaniste n’est pas une pratique “de divan” et trouve son utilité dans la vie courante, extérieure.
- se préoccupe de la place de l’Homme sur cette planète, afin de préserver la vie, pour nous et nos enfants.
En résumé, l’Hypnose Humaniste est l’adaptation à notre monde moderne des anciennes formes de travail en Etat Modifié de Conscience existantes depuis l’origine de l’Humanité. Elle prend en compte les données humaines, spirituelles, systémiques, humanitaires et écologiques, et possède un modèle technique et philosophique propre.
Pour un corps sain, et la réalisation de nos rêves,
sur une planète où chacun aura plaisir à vivre.
L’HYPNOSE HUMANISTE en quelques mots…
L’Hypnose Humaniste utilise les outils de toutes les formes d’hypnoses (“classique”, “éricksonienne”, etc.). Elle ne s’adresse plus à l’Inconscient mais à la Conscience ou “Conscience majuscule”. L’Hypnose Humaniste sort du domaine purement biologique pour s’adresser au spirituel – ce que l’on nomme l’Esprit.
L’Hypnose Humaniste peut soigner les problème de Santé (comme l’Hypnose Ericksonienne) et aussi les problèmes liés à la vie quotidienne (comme la Nouvelle Hypnose), c’est sa manière de faire qui est différente. L’Hypnothérapeute Humaniste utilise les mots, les suggestions, le langage de l’hypnose, seulement elle va s’adresser à la Conscience… La personne va ainsi changer d’état de conscience (induction hypnotique, exactement comme en hypnose “ordinaire”), mais par le dessus et non par le dessous (l’Inconscient). Cette expérience – un EEC : Etat Extraordinaire de Conscience – est difficile à expliquer, il faut la vivre pour la comprendre !
L’avantage de l’Hypnose Humaniste est de prendre en compte l’intégralité de la personne, du corps à l’esprit, en passant par les croyances ou la spiritualité. En cela, elle devient plus “puissante” et les résultats que l’on peut en attendre, en thérapie comme en coaching, sont impressionnants.
Quelles différences y a-t-il entre l’Hypnose Humaniste
et les autres hypnose ?
Il y aurait de quoi écrire un livre !… L’Hypnose Humaniste est parfois encore confondue avec l’Hypnose Ericksonienne avec laquelle elle n’a pourtant absolument rien à voir. Le plus facile pour saisir vraiment la différence apportée par cette “nouvelle hypnose” serait encore de lire les ouvrages fondateurs de l’Hypnose Humaniste : “Créateurs de Réalité” et “HypnoPoches”, d’Olivier Lockert [Découvrez des livres sur l'Hypnose Humaniste].
Mais voici quelques points indicateurs :
- L’hypnose s’adresse à l’Inconscient, la personne en état d’hypnose se laisse faire…=> L’Hypnose Humaniste s’adresse à la Conscience majuscule, la personne doit impérativement participer à l’intervention hypnotique
- L’hypnotiseur ordinaire vous “hypnotise”…=> Alors que votre guide en Hypnose Humaniste vous aidera à prendre conscience, en quelque sorte, il vous “déshypnotise” !
- L’hypnose fonctionne sur un modèle médical (Hypnose Ericksonienne) ou pédagogique (Nouvelle Hypnose)=> L’Hypnose Humaniste fonctionne sur un mode initiatique, spirituel, pour grandir en Conscience
- L’hypnose est une approche individuelle, même vécue en groupe=> L’Hypnose Humaniste est dite “transpersonnelle”, car elle dépasse et transcende l’individualité
- L’hypnose agit grâce à la dichotomie conscient / inconscient=> L’Hypnose Humaniste cherche à réunifier la personne : Un-Conscient
- L’hypnose est une pratique d’intérieur, de consultations thérapeutiques…=> L’Hypnose Humaniste est passe-partout, quotidienne, pour vous et votre famille
- L’hypnose utilise les Etats Modifiés de Conscience=> L’Hypnose Humaniste vous guide dans des Etats Extraordinaires de Conscience ! (sur-conscience)
“Ta pensée est une étincelle miraculeuse.
Tout ce que tu peux imaginer,
tu peux l’obtenir, le créer, le rendre vrai”
A quoi sert l’Hypnose Humaniste ?
L’Hypnose Humaniste est une forme de psychothérapie. Tout comme une autre forme de psycho-thérapie (“soin par le biais de l’esprit”), qui plus est utilisant l’hypnose, elle peut donc servir à soigner toutes sortes de choses, tant au niveau du corps que de l’esprit…
Albert Einstein et Robert Dilts à sa suite nous ont appris, chacun dans leur domaine, qu’un problème trouve sa solution la plus efficace à “un niveau logique au-dessus de ce qui a créé le problème”… Si vous imaginez la Santé comme la base de toutes formes saine d’existence terrestre, puis la Qualité de notre vie comme les pans d’une pyramide qui trouve son sommet dans un aboutissement humain idéal, alors le “niveau logique” suprême serait celui qui transcende notre Identité elle-même. L’Hypnose Humaniste commence ici, lorsque le sommet de la pyramide s’ouvre vers l’infini. La puissance d’impact d’une intervention thérapeutique ou de coaching placée à ce niveau supérieur est phénoménale !
Les indications de l’Hypnose Humaniste sont donc les mêmes que pour les autres formes d’Hypnose (“classique”, “éricksonienne”, etc.), l’aspect psychologique et spirituel en plus, avec des outils d’intervention propres à l’Hypnose Humaniste, qui la feront privilégier par le thérapeute, dans certains cas (psychologie profonde, travail sur la structure de l’Inconscient, sur les relations à soi et aux autres, etc.).
Bien entendu, en plus de la Santé et de la Qualité de Vie, l’Hypnose Humaniste travaille sur l’Evolution Humaine, à savoir la place que vous pouvez avoir sur cette petite planète, tout ce que l’on peut ranger dans le domaine spirituel de notre existence, au-delà de notre individualité (notion transpersonnelle d’Appartenance) dans la vision d’une évolution de toute l’espèce humaine.
Parfois, une situtation en apparence banale, mais récalcitrante à d’autres formes de “traitement”, ne trouvera sa solution qu’en s’intéressant à la “leçon” qu’elle véhicule. Il ne s’agira donc plus ici de “thérapie” mais d’un travail d’évolution personnelle, capable de transcender toute votre existence.
- Si vous souhaitez vous former en Hypnose, l’approche humaniste vous ouvrira un univers de possibilités, inaccessible avec d’autres techniques – vous découvrirez cela en formation. Et si vous connaissez déjà l’Hypnose classique ou Ericksonienne, le roman “Créateurs de Réalité” vous initiera aux idées de l’Hypnose Humaniste.
- Si vous recherchez un hypnothérapeute, ce sera de toutes façons lui qui décidera des outils à employer dans votre situation, pour un résultat positif rapide et durable, et une intervention agréable pour vous. Vous pouvez consulter un Annuaire des Praticiens en Hypnose Humaniste. Vous trouverez des exemples d’interventions en Hypnose Humaniste dans la série des “HypnoPoches”, de petits livres économiques et très complets pour découvrir cette nouvelle hypnose. En pratique, toutes les situations (santé, mieux-être, coaching, etc.) peuvent trouver intérêt à l’Hypnose Humaniste.



SARL IFHE