L'IFHE est-il un organisme de formation permettant une prise en charge financière de la part du FONGECIF, des ASSEDIC, du FIFPL, de l'ANFH ou autre ?...

Le 02 octobre 2006, la Direction Régional du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (DRETFP) a officiellement annoncé à l'IFHE la suspension de son numéro d'organisme de formation - ce qui constitue un "abus de pouvoir" de l'autorité administrative, ainsi qu'elle l'a elle-même fait remarquer dans son courrier officiel.

L'IFHE a décidé de ne pas poursuivre l'administration française en cours européenne pour l'obliger à appliquer ses propres lois et se trouve désormais libre de toute contrainte pour enseigner ce qui lui semble correct sans rendre de comptes à la censure.

Les motifs de cette décision administrative sont incohérents et contradictoires :

1. l'hypnose n'aurait "aucune vocation professionnelle" : il n'y aurait donc soi-disant pas de "formation professionnalisante" possible, "l'hypnothérapie" n'existerait donc soi-disant pas en tant que métier ou spécialité... Or, le terme "hypnothérapie" a été inventé par le Professeur Bernheim à la fin du 19ème siècle, en même temps que le mot "psychothérapie", pour désigner l'usage (professionnel, puisque médical) de la suggestion hypnotique pour traiter les problèmes physiques et psychiques. Premier non-sens.

- l'exercice de l'hypnose serait "réservé aux seuls médecins" : ce qui contredit le premier argument, puisque cela implique l'utilisation de l'Hypnose dans le monde professionnel... De toutes manières, cela est juridiquement faux, car aucune loi ne réserve en France l'utilisation de l'hypnose à une catégorie professionnelle particulière, même médicale.

- sur cette base, "l'enseignement à des non-médecins", qui plus est "par un non-médecin", serait donc ainsi soi-disant interdit (ce que ne vient appuyer absolument aucune loi... et n'est étayé par aucun argumentaire)

- l'hypnose serait également un "moyen de contrôle des facultés mentales au moyen d'instruments théoriques relevant de la psychose"... (sans commentaire !!... Evidemment, aucune étude ou loi n'est fournie par l'administration pour appuyer un tel point de vue !). A ce propos, si l'hypnose était si néfaste, pourquoi donc en autoriser l'usage, même médical ?

- enfin, le diplôme délivré, de droit privé, ne serait "pas reconnu par l'état", ce qui est vrai : tout comme l'intégralité des diplômes des autres approches de psychothérapie. Les seules approches légales sont la psychiatrie et la psychologie, rien d'autre n'est reconnu par l'Etat, pas même la psychanalyse.

Devant tant d'incohérence et d'incompréhension, l'IFHE a décidé de ne plus remplir de dossiers de prise en charge par des organismes d'Etat et devient également assujetti à la TVA (par voie de conséquence). A noter que ceci ne concerne pas les prises en charge Entreprise, qui restent possibles, à condition qu'il n'y ait aucune participation de l'Etat dans le financement du dossier : votre employeur peut toujours financer votre formation.

Voici une décision administrative française qui vise clairement à étouffer l'enseignement de l'Hypnose aux non-médecins, et dont les usagers sont encore les premiers à pâtir :
- impossibilité aux plus démunis de bénéficier de prises en charge financière pour se former
- augmentation des coûts de formation...
- la connaissance de l'Hypnose devient plus difficile d'accès, alors qu'elle devrait être enseignée à tous
- et on vous parlera toujours du fameux "trou de la Sécu" :-)

L'IFHE a décidé de ne pas répercuter cette injustice sur les particuliers, les tarifs indiqués restent donc inchangés (ce qui équivaut à 19,6% de remise permanente) ; de la même façon, l'IFHE maintient également son engagement humanitaire et continue de reverser 5% du montant des formations aux associations qu'il soutient [voir ici].

Par contre, les entreprises et associations doivent désormais majorer de la TVA (19,6%) le montant total à régler.